- Demain .. Pour l'instant, je veux juste ton odeur ..
Ellipse. 9h34.
Le médecin entre dans la pièce, sans paroles. Un léger signe de tête et il s'asseoit déjà près de mon frère. Moi je suis assis là, sur la seule chaise de la pièce, attendant un verdict. On vient de se reveiller, on est si fatigués qu'on a des cernes enormes sous les yeux, mais, ce n'est rien à côté de l'euphorie que je peux ressentir. Il est vivant, il est là.
- Vous allez bien monsieur Kaulitz ?
Cette phrase résonne dans la pièce auparavant silencieuse.
- Je crois...
- Bien. Monsieur, sortez. Silvousplait.
Je fronce les sourcils, de la même façon que fait Bill, des fois. On se ressemble sur beaucoup, beaucoup de points. Vous voyez, une exacte copie de vous même, mais en different. Je me lève, faisant grincer la chaise sur le sol propre, et sort sans un bruit. Vous savez ce que ça veut dire ça ? Ca veut simplement dire qu'il a besoin de l'examiner, qu'il n'est pas sûr qu'il va bien, alors il faut que je sorte, pour pas que je le derange, ou encore que je le perturbe. Je reste debout, figé devant la porte pendant, je ne sais pas, peut être seulement quelques minutes, ou encore une eternité, le temps paraît toujours aussi long loin de lui, quelle qu'en soit la durée. Vous savez, comme si les minutes étaient des heures. C'est assez bizarre dit comme ça. Mais voilà, il y a Lui, et il y a le reste, et je peux vous assurer, que le reste, à côté de Bill, c'est rien du tout. Le medecin sort, mais je ne bouge pas, mon corps bloque, mon esprit bloque, juste parce qu'il n'y a aucun sourire sur son visage, il n'y a rien de tout ça. Il s'approche si lentement de moi que je crois que mon coeur va exploser. Ma vie va exploser, sûrement.
- Monsieur Kaulitz...
- Qu'est ce qui se passe ? Il a quoi ?
- Il est paralysé à partir des hanches, ses jambes de repondent plus, il n'y a pas vraiment d'explications physiques, je pense, qu'il est en choc emotionnel. Ca reviendra sûrement, avec le temps, mais il faudra de la patience, de l'amour. Mise à part ça, il va bien, son cerveau n'a pas subit de dommages importants, ce qui est une chance. Il s'en tire plutôt bien.
- Comment on va faire ?
- Je vais appeler vos parents, je pense qu'il peut sortir d'ici demain, peut être ce soir, je crois, que le mieux pour lui, est de quitter cet endroit au plus vite, et de retrouver les siens.C'est le plus important, puisqu'il n'a aucun autre problème. Vous êtes diabétique, c'est ça ?
- Oui.
- Menagez votre petit frère, faites vos piqures seul.
- Oui.
- Bien. On vous passera un fauteuil roulant. Vous pouvez aller le voir, je suis désolé jeune homme. Bonne chance.
Je cours jusqu'à sa chambre, et me jette dans ses bras, son visage est pâle, je crois que voir le soleil est la meilleure chose qu'il puisse avoir en ce moment-même.
- Tu sais Tomi ce qui me ferait du bien ? Un baiser de toi.
Je lache un rire, presque incontrôlé, mélangé aux sanglots, mêlé entre bonheur et peine. Je deteste ce rire. Je l'embrasse, ses lèvres sont humides, gercées, mais ce que ça fait du bien! Vous imaginez qu'avec plus de 6 milliards de personnes, il suffirait qu'on m'enlève seulement Bill, pour que mon monde s'écroule ? C'est sûrement sur-dimentionné, comme notre amour. Je suçote ses lèvres, que j'aime tant. Je commence à chuchoter à son oreille, couvrant en même temps son cou de baisers.
- Tu le savais ... ?
- Oui...
- Je t'aime mon amour.
- Je...Tom...
- On est pas que frères ?
- Non. Tom, nous c'est nous. C'est de l'amour sous toutes ses formes. Tu vois..?
- Heu non.
- Tu es mon frère, mon jumeau, mon ami, mon amant...
- Tu m'aimes Bill ?
- Oui. Chéri.
Les mots sortent difficilement, comme une gène d'un amour trop grand. Comme une peur de se donner entièrement à un sentiment si dur à vivre. Je l'aime à en avoir mal.
Je recommence juste à écrire, & c'est la journée mondiale du diabète, alors je voulais poster ce chapitre absolument.
Ca fait vraiment bizarre, d'être là.
Merci pour tout!
Je recommence à écrire doucement, je prends mon temps.
J'ai beaucoup de problème, ma grand mère est à l'hôpital, ma petite soeur en dépression, j'ai toujours de gros problèmes de santé, je dois bosser dur pour réussir mon année, mes chevaux sont malades, plus d'autres problèmes, qui font que je n'ai pas la tête, ou la force d'écrire. Mais j'essaie. Je reprends à mon rythme.
Merci, je vous aime, tellement (L)
Si vous avez des questions, hésitez pas, je me ferais un plaisir de vous répondre, comme toujours.. :)
Je suis étonnée de voir que même abandonné, ce blog vit encore, avec 622 visites depuis le début de ce mois, alors que je n'ai rien fait. Merci pour ça, pour tout, c'est tellement, wouah. Je vous aime, mon dieu (L)
